chrono/logos episode #1

« What have you found, that there’s no time, there’s no time, to analyse, to think things
through, to make sense
» telles étaient les paroles de Thom Yorke dans sa chanson Analyse. L’accélération du temps, caractéristique de l’ère moderne, nous empêcherait de penser, de prendre un temps d’arrêt pour analyser ce qui nous entoure ou ce que nous faisons.

C’est à l’occasion des festivals Trouble à Bruxelles et New Performance Turku Biennale en Finlande que différentes voix d’artistes performer se sont rencontrées pour alimenter des réflexions sur la pratique et le métier d’art performer, en relation avec l’accélération du temps.

Ce premier épisode nourrira les réflexions sur la notion de présentisme, attitude consistant à ne considérer que le moment présent, caractéristique de l’ère numérique et sur les notions d’intimités queer à l’ère néo-libérale. (Suvi Tuominen, Future past in Linnaniemi et Dries Verhoeven, Narcosexuals).
Ce sera également l’occasion de réflexions sur la chute du modèle familiale nucléaire et l’injonction à la procréation (Stefanía Ólafsdóttir, Dear Bio-Daddy) et les réflexions plus larges concernant le temps qu’il reste à l’espèce humaine, avec Chris Korda (Apologize to the Future).

Si le diagnostic est, nous le savons, extrêmement sombre, comment l’art performance peut-il permettre une autre prise sur le réel et sur les enjeux écocides et liberticides qui sont les nôtres ? Comment véhiculer des espoirs, comment faire preuve de résilience mais aussi de résistance face à une gouvernance necro-politique1 ? Ce podcast entremêlent ainsi réflexions et extraits de performance, nous laissent probablement avec plus de questions que de réponses.

1 Concept du théoricien du post-colonialisme Achille Mbembé, comprenant le droit d’imposer la mort sociale ou civile, le droit d’asservir les autres, et plusieurs formes de violence politique anciennes et contemporaines.

Credits

Speakers: Suvi Tuominen, Dries Verhoeven, Dash Che, Mark Požlep, Joanna Rajkowska, Chris Korda, Stefanía Ólafsdóttir

Production and editing: Laure Colonna

Sound design: Laure Colonna

Music:

  • Extract of the Joanna Rajkowska’s performance, “I, Earth”.
  • White voice: Ola Kozioł
  • Base Monolin: Andrew Dixon
  • Choir: Anna-Maija Ihander, Arttu Punkkinen, Tommi Penttinen Cleo ¯\_(ツ)_/¯
  • Cymbalum : Chris Korda, “Apologize to the Future”